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Ello : le nouveau monstre social anti-Facebook – Effeuillage
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Ello : le nouveau monstre social anti-Facebook

Say « Hello » to Ello. La version bêta du réseau social a été lancée en août 2014 et elle fait déjà des émules dans la sphère médiatique en passant de 90 personnes à son lancement à 45 000 demandes d’adhésion par heure, début octobre, selon les chiffres donnés par les fondateurs eux-mêmes.

Ello, ce nouveau-né des réseaux sociaux a été créé aux États-Unis par sept amis artistes et programmeurs, qui se sont ensuite rapprochés du designer Aral Balkan pour élaborer cette plateforme épurée.

C’est aujourd’hui une vieille rengaine. Encore un réseau social qui souhaite détrôner le leader Facebook et ses consorts. Pourtant, dans une interview accordée au magazine américain Inc, l’un des fondateurs du tout nouveau Ello l’exprime clairement : il ne se considère pas comme un concurrent de Facebook mais plutôt comme le révélateur d’un ‘’ras-le-bol’’ global d’une communauté d’internautes de plus en plus méfiants : « ils sont une plate-forme de publicité, et nous sommes un réseau social ».

Dès le début, le ton est donné. Ello attaque Facebook sur son point faible : la monétisation des données personnelles de ses utilisateurs. C’est avec fierté que s’affiche le slogan « Vous n’êtes pas le produit ». La promesse d’une libre navigation sur le réseau sans se sentir épié ? Le discours est en effet plutôt séduisant !

Cependant Ello se prive alors d’un large fond d’investissement et on peut se demander si ce nouvel entrant saura trouver sa place sur ce marché où beaucoup se cassent les dents.

Design snob

Noir et blanc, c’est tout, Ello mise sur une charte graphique sobre et élégante.

Cette composition minimaliste nous renvoie au positionnement haut de gamme de la plateforme. L’adhérent a le choix de classer ses contacts en deux catégories : les « amis » (ceux dont il se sent concerné par l’actualité), et le « bruit » (ceux dont les publications l’intéressent moins). En outre, il ne peut s’inscrire sur le site que s’il possède une invitation (soit par un ami déjà inscrit, soit envoyée par l’équipe qui gère le réseau social). Un judicieux coup marketing à double tranchant cependant : les internautes voudront-ils faire partie de ce cercle privé ; à moins qu’au contraire l’aspect « select » ne fasse effet de repoussoir ?

Modèle économique

Face à cette volonté de ne pas monétiser les données renseignées par les utilisateurs d’Ello, les fondateurs ont dû trouver un moyen de faire naître leur entreprise pleine d’ambition. Les fondateurs du réseau social ont donc choisi de faire appel à une venture, c’est-à-dire une société finançant en capitaux propres des entreprises nouvellement créées, pour faire vivre le nouveau réseau social. Afin de devenir rentable, l’entreprise souhaite baser son économie sur le modèle « freemium ». Les utilisateurs auront le choix de payer pour obtenir des services supplémentaires. C’est un modèle qui a su faire ses preuves dans certains domaines comme la téléphonie ; saura-t-il faire ses preuves dans le secteur des réseaux sociaux ?

Atout charme

Pour devenir un acteur important du marché, Ello va devoir mettre en avant ses atouts majeurs autour de la protection des données de ses utilisateurs.

En plus de l’absence de publicité sur le site, les internautes vont pouvoir se prémunir de toute publication gênante à leur encontre. En effet, aucune information ne sera publiable sur un profil sans le consentement de l’utilisateur (cela est une option sur Facebook, peu connue des internautes mais qui peut s’avérer primordiale dans certains contextes).

Ce sont les règles du jeu imposées par le réseau social et qui sont énoncées dès l’inscription : il est demandé par un simple « oui » ou « non » de renseigner si l’on souhaite que notre profil puisse être visible en dehors du réseau social ou encore si l’on souhaite que nos contacts puissent commenter nos publications.

Tant d’options utiles et assez peu représentées dans les réseaux sociaux déjà pourtant implantés sur le marché depuis des années. Est-ce que cela sera suffisant pour faire vivre son modèle et, pourquoi pas, le faire dépasser un jour Facebook et Twitter afin de permettre aux internautes d’avoir le choix de ne plus divulguer leurs données personnelles ?

Credits photo : http://betabeat.com/

Bérangère Crozier